Comment intégrer un compte courant d’associé au capital d’une société ?
Dans les petites sociétés, le compte courant d’associé est devenu la béquille discrète d’un capital trop maigre. On l’utilise pour combler les trous de trésorerie, retarder une augmentation de capital, éviter d’ouvrir le capital à de nouveaux associés. Mais cette béquille a un coût : fragilité juridique, confusion des rôles, dépendance financière. Transformer ce compte courant en capital, c’est accepter de passer d’une logique de dette à une logique de risque assumé. Peu de dirigeants aiment cela. Pourtant, c’est souvent le seul moyen de donner un vrai socle à la société. Comprendre le compte courant d’associé Un prêt déguisé qui tient la société à bout de bras Le compte courant d’associé, c’est simple : un prêt consenti par un associé à sa propre société. Pas un apport en capital, mais une créance. La société doit rembourser. L’associé reste créancier, pas seulement actionnaire. Il peut exiger son argent, parfois à tout moment, selon la convention signée. Dans les faits, ce mécanisme sert souvent à masquer une…