Dissolution, liquidation et radiation : quel ordre suivre ?
Fermer une société n’est pas un drame économique, c’est un test de sérieux juridique. Beaucoup de dirigeants l’oublient. Ils confondent fin d’activité et disparition légale. Résultat : des années plus tard, des dettes ressurgissent, des avis d’imposition tombent, des contentieux s’ouvrent. La fermeture d’une société suit pourtant un ordre simple mais implacable : dissolution, liquidation, radiation. Trois mots techniques, trois réalités très concrètes. Et un chemin à respecter à la lettre, sous peine de payer cher son imprudence. Différence entre dissolution, liquidation et radiation La dissolution : la décision politique de la fin La dissolution, c’est la décision de tuer la société, pas encore sa disparition juridique. Elle intervient lors d’une assemblée générale extraordinaire. Les associés votent. Ils actent noir sur blanc que la société cessera son activité et entrera en liquidation. Le pouvoir bascule : le dirigeant passe la main à un liquidateur. La dissolution déclenche une série de formalités incontournables : rédaction d’un procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire nomination d’un liquidateur : associé,…